Épisode 1 : La formation des formateurs
avec Franck Garnier – Ostéopathe, PhD
La discussion explore le rôle et les défis des formateurs en ostéopathie. Cet épisode met en lumière la manière dont les enseignants développent leur posture pédagogique, souvent sans formation initiale structurée. On y aborde la construction progressive d’une expertise d’enseignement, l’importance du retour réflexif et la distinction entre pratique clinique et transmission. L’épisode interroge également la responsabilité du formateur dans la qualité des apprentissages et dans l’évolution de la profession. Une entrée essentielle pour comprendre comment se construit la formation des ostéopathes.
Épisode 2 : L’expérience des patients
avec Franck Garnier – Ostéopathe, PhD
Cet épisode présente une étude qualitative menée auprès de patients ayant récemment consulté un ostéopathe. On découvre ce qu’ils identifient comme gestes professionnels marquants, positifs ou négatifs, et leur perception des différences entre ostéopathie et kinésithérapie. L’étude révèle l’importance du temps consacré à la consultation, de la qualité de la relation et de la clarté des attentes. Elle montre aussi que les patients possèdent une véritable expertise vécue, utile pour éclairer la pratique. Un épisode qui recentre la formation sur ce qui importe réellement : l’expérience du patient.
Épisode 3 : Continuer à apprendre une fois diplômé
avec Alexandre Borwin – Ostéopathe, PhD
Avec Alexandre Borwin, l’épisode explore le parcours d’un ostéopathe devenu chercheur en sciences de l’éducation. Il raconte comment son expérience de formateur autodidacte l’a conduit à reprendre des études pour mieux comprendre l’apprentissage des adultes. L’échange met en lumière les motivations à se former, les obstacles personnels et organisationnels, ainsi que les passerelles possibles entre ostéopathie et recherche. On y découvre comment la formation continue nourrit la posture clinique et accompagne l’évolution professionnelle. Un épisode inspirant pour renouveler sa manière d’apprendre.
Épisode 4 : Le rôle des apprentissages informels
avec Alexandre Borwin – Ostéopathe, PhD
Cet épisode souligne l’importance majeure des apprentissages informels dans la vie professionnelle des ostéopathes : échanges entre pairs, observation, expérience clinique, réflexivité, ou encore exposition à d’autres pratiques. Avec Alexandre Borwin, la discussion interroge la stabilité – parfois la cristallisation – des pratiques après plusieurs années d’exercice. Elle questionne également la capacité des praticiens à nourrir leur pratique de manière horizontale. Un éclairage essentiel pour comprendre ce qui façonne réellement l’évolution d’un ostéopathe au quotidien.
Épisode 5 : État des lieux et enjeux
avec Valentine Pau – Ostéopathe, MSc en ingéniérie de la formation
Avec Valentine Pau, l’épisode dresse un panorama structuré de la formation continue en ostéopathie en France. À travers son travail de recherche, elle explore l’histoire réglementaire, les obligations légales, la diversité de l’offre et l’absence de données consolidées sur les pratiques réelles. L’échange questionne aussi les motivations, l’accès aux formations et l’hétérogénéité des parcours. Cet épisode offre des repères indispensables pour comprendre les enjeux professionnels et pédagogiques de la formation continue aujourd’hui.
Épisode 6 : Pourquoi les ostéos se forment (ou pas)
avec Valentine Pau – Ostéopathe, MSc en ingéniérie de la formation
Dans cet épisode, Valentine Pau présente la théorie de l’autodétermination et son application à la formation continue. Elle décrit les différents types de motivation – externe, introjectée, identifiée, intégrée, intrinsèque – et analyse leur influence sur la qualité de l’engagement. L’épisode revient également sur une enquête menée auprès d’ostéopathes, révélant des dynamiques motivationnelles variées et parfois inattendues. Une plongée éclairante dans ce qui pousse un praticien à continuer d’apprendre… ou à renoncer.
Épisode 7 : L’engagement des ostéopathes dans la formation continue
avec Valentine Pau – Ostéopathe, MSc en ingéniérie de la formation
Pour ce troisième volet avec Valentine Pau, la conversation explore le passage de l’intention à l’action : qu’est-ce qui fait qu’un ostéopathe s’engage réellement dans une formation ? En s’appuyant sur la théorie socio-cognitive d’Albert Bandura, l’épisode détaille les rôles de l’auto-efficacité, de la modélisation, du renforcement vicariant et de la régulation du comportement. Les entretiens qualitatifs réalisés révèlent des profils, des freins et des leviers multiples. Une analyse fine de la manière dont expérience, environnement et pairs influencent l’engagement.
Épisode 8 : Les enjeux du diagnostic en ostéopathie
avec Jean-Baptiste Pellissier – Ostéopathe et Professeur associé à la Haute Ecole de Santé de Fribourg (Suisse)
Jean-Baptiste Pellissier aborde la question du diagnostic ostéopathique en retraçant l’évolution de son enseignement et de sa réflexion clinique. L’épisode met en lumière la multiplicité des micro-décisions qui composent le raisonnement d’un praticien et la nécessité d’articuler intuition, observation, expérience et cadre conceptuel. Une conversation riche qui interroge la maturité professionnelle et invite à un diagnostic transparent et ancré dans la réalité clinique.
Épisode 9 : Le diagnostic, entre intuition et méthode
avec Jean-Baptiste Pellissier – Ostéopathe et Professeur associé à la Haute Ecole de Santé de Fribourg (Suisse)
L’épisode explore la tension constructive entre modèles intuitifs (patterns cognitifs) et raisonnement hypothético-déductif. À l’aide d’exemples concrets, Jean-Baptiste Pellissier montre comment un ostéopathe peut transformer une intuition en hypothèse structurée en s’appuyant sur les signes cliniques. L’épisode aborde aussi la fiabilité des tests, le rôle des intuitions, les limites des guidelines et l’importance du jugement clinique. Une réflexion essentielle pour rendre le diagnostic plus argumenté et communicable.
Épisode 10 : Corréler une sensation à une histoire
avec Jean-Baptiste Pellissier – Ostéopathe et Professeur associé à la Haute Ecole de Santé de Fribourg (Suisse)
Pour clore la série, Jean-Baptiste Pellissier propose une définition forte du diagnostic ostéopathique : mettre en relation une sensation perçue et l’histoire du patient. L’épisode souligne la distinction entre quantité et qualité dans les tests, la valeur du ressenti subjectif et la manière dont l’expérience construit un référentiel clinique. Une conclusion inspirante qui réconcilie science, technique et humanité dans l’acte diagnostic.







